Abbatiale de Saint-Méen-le-Grand

Classée au Patrimoine Historique

A l'intersection d'anciennes voies romaines

 

L'Abbaye de Saint-Méen est la plus ancienne d'ille et Vilaine après Saint-Melaine à Rennes. La première Abbaye aurait été fondée au VIè siècle par Méwen (Méen). L'endroit reste incertain, entre Gaël, le Loscouët et Saint-Méen. L'édifice est détruit par les troupes de Charlemagne en 799, puis en 919 lors des invasions normandes. Les moines s'enfuient, emportant avec eux les reliques de saint Méen et de saint Judicaël, et laissant derrière eux leur abbaye une nouvelle fois en ruine...

Elle demeura déserte près d'un siècle. Hingueton entreprend au Xiè siècle de la reconstruire sur l'emplacement actuel. En 1074, les reliques de saint Méen prennent place dans l'abbatiale et c'est le début des pélerinages. L'abbaye est florissante durant tout le Moyen-Age. En 1771, l'ancienne nef est démolie. Après la période révolutionnaire, l'abbatiale devient église paroissiale en 1803.

Vers 1850, l'édifice est désorienté pour commodités. D'importants travaux de renovation sont entrepris dès 1992. Des fouilles permettent de dégager un magnifique mur roman du Xiiè siècle. La chapelle du Paradis (XIIIè-XIVè siècle), située dans l'abbatiale, abrite des fresques du XIVè siècle évoquant les principales étapes de la vie de Méwen. La baie sud du transept contient des fragments de vitraux parmi les plus anciens de Bretagne (XIIIè - XIVè siècle). Depuis 1990, l'église est classée Monument Historique dans son ensemble. Elle est rénovée de 1992 à 1999 (intérieur, charpente et toiture), puis de 2004 à 2008 (cloches et clocher).

 

Plan de l'abbatiale

1 - Le tombeau de Saint-Méen

  • La chapelle située au nord abrite le tombeau de saint Méen depuis la démolition de la nef en 1771. Il a été institué patron de la paroisse. Devant lui, au cours des siècles, sont venus s'agenouiller de grandes foules de pèlerins de France et de l'étranger. Saint Méen était imploré pour la guérison de la folie, de la surdité et de la maladie de peau appelée "mal de saint Méen" (sorte de gale).

​2 - Les vitraux classés

  • La chapelle sud présente des vitraux classées en 1919. Restaurés à partir d'anciens du XIIIè siècle, ils évoquent le jugement dernier.

​3 - Le mur roman

  • Lors des travaux de restauration en 1992, deux arcades romanes et une baie en plein cintre ont été mises à jour. Ce mur roman date de la fin du Xiè siècle, début du XIIè siècle.

​4 - La chapelle du Paradis

  • Cette chapelle présente un des plus beaux volumes de l'architecture gothique en Bretagne. De remarquables peintures murales du XIVè siècle y sont visibles. Découvertes en 1985, elles relatent la vie de saint Méen. A voir : au niveau de la voûte, l'image fabuleuse du violoniste et de la femme qui danse, symbole de la joie paradisiaque. Une tête de lion rescapée d'un décor antérieur (env. 1100) à l'édification de la chapelle a été mise à jour. La conservation de ses couleurs après 700 ans passés sous terre est sidérante.

​5 - Le gisant de saint Méen

  • Cette pièce rarissime (sans doute le couvercle du tombeau de saint Méen) est considéré comme le plus vieux gisant du grand ouest. Un autre gisant, celui de Robert de Coëtlogon, est visible à l'intérieur de son enfeu, dans la nef de l'abbatiale.

 

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Photos : Abbatiale de St-Méen et fresques Chapelle du Paradis. © Roger Blot